Tagged ipad

Votre hardware n’est pas intéressant…

Justin Williams sur son blog a récemment mis le doigt sur l’un des problèmes criant de l’industrie informatique et mobile (notez que la différence commence d’ailleurs à devenir de plus en plus floue) :

Pour commencer à attaquer la dominance d’Apple sur le marché, Google, Blackberry et HP (un jour) doivent moins se concentrer sur le hardware ou l’ouverture de leur plateforme, que sur la mise-à-jour régulière pour les utilisateurs de leur software existant. Les caractéristiques du hardware sont excitantes pour les blogs de gadgets technophiles, mais ce sont les softwares et les applications permettent de vendre les tablettes et téléphones aux utilisateurs normaux. Le système iOS n’est pas sans défauts, mais il ne présente aucun défaut majeur qui empêcherait de recommander un iPad ou un iPhone à qui que ce soit.

La version originale de l’extrait (et l’article complet ici) :

To make a dent in Apple’s market lead, Google, Microsoft, Blackberry and HP (eventually) need to focus less on the hardware specs or openness of their platform, and more on getting software updates to their existing user base on a regular basis. Hardware specs are porn for the gadget blogs, but software and apps are what sell tablets and phones to regular users. iOS is not without flaws, but I can’t think of any gaping holes in the platform that make it hard to justify an iPad or iPhone to someone.

De façon encore plus large c’est la présence d’un écosystème de plus en plus intégré, facile d’accès, tournant rondement, qui permet à Apple de se déployer de plus en plus vite. A regarder le retard béant accumulé par les autres géants de l’informatique ou de la téléphonie, on reste perplexe devant la pente qu’ils doivent maintenant remonter. Microsoft reste néanmoins un concurrent réel et sérieux sur le long terme, qui semble avoir appris à se remettre radicalement en question. Preuve en étant le succès bluffant de la technologie Kinect ou l’arrivée d’un Windows Phone 7 moderne et efficace.

Tout cela pour vous dire aussi que je vais probablement finir par trouver le temps d’écrire cet article de fonds sur « Pourquoi votre produit n’est pas intéressant » !

Les applications indispensables pour un MacBook Air 11″

Je me résout à laisser peu à peu tomber l’iPad pour une utilisation professionnelle. Les tue-l’amours pour moi on été peu nombreux, mais réellement gênants :

  • Des fichiers trop difficiles à synchroniser (utiliser Dropbox + GoodReader pour chaque fichier individuellement !) ;
  • Pas de gestion de télécommande bluetooth pour passer des présentations ;
  • Keynote sur iPad qui ne gère par les polices personnalisées, et qui ne respecte pas à 100% les présentations faites sous MacOS ;
  • Une navigation sur internet qui est plus lente que celle avec mon iPhone (inadmissible).

Read more

Un consultant et son iPad, 1 mois après…

Je vous parlais de ma vision de l’iPad en tant qu’objet innovant il y a peu. Quel est finalement mon bilan à son sujet depuis début juin ?

The iGood

La première chose qui me vient à l’esprit est certainement que le clavier natif de l’iPad en mode paysage est remarquablement confortable. Il a quelques défauts : il faut déconnecter le correcteur automatique qui a un QI de 12 par beau temps, et du coup vous allez perdre du temps pour accentuer correctement les mots. Mais c’est une très bonne surprise pour moi, puisqu’il me permet de taper presque aussi vite qu’un clavier normal. Les adeptes de clavier Key Tronic seront horrifiés, mais les humains normaux seront tout à fait à l’aise. Ceci étant si vous branchez un clavier bluetooth, l’iPad s’adapte immédiatement, mais vous perdez à mon avis la relation directe avec l’écran et risquez de perdre plus de temps qu’autre chose.

Read more

L’iPad, une évidence ?

Vendredi dernier après la conférence E1 à Toulon avec 43.117, je me suis bêtement fais piéger sur le stand de démonstration des iPads à la FNAC. Après l’effet « wow » de l’appareil vu en live, je n’ai pas différé mon achat et me suis emparé d’un modèle Wifi 64 Go, ainsi que d’un clavier bluetooth et d’un kit de connection VGA. Hors de question de vous faire une revue complète de la machine, cela fait des semaines que tout le monde en produit (celle de Ars Technica est comme d’habitude la plus incroyablement précise et détaillée). En revanche ce qui m’intéresse c’est que l’iPad est la quintessence des produits presque impossibles à marketer…

Imaginez quelques secondes que l’iPad n’ait pas été produit et conçu par Apple, mais par une startup vaguement excentrique et certainement géniale. Si vous ne bénéficiez pas d’un effet de halo apporté par des produits qui depuis plusieurs années sont des succès phénoménaux, comment vendre l’iPad ? Examinons les réponses possibles et laissez-moi imaginer le type de réponses qu’un comité de financement de l’innovation pourrait avoir :

1) C’est une tablette informatique !

Aucun intérêt. Comment une startup pourrait aller jouer sur ce terrain miné où tous les grands de l’informatique ont échoué, mais persistent ? Et pas de caméra ou d’appareil photo ?

2) Mais c’est un nouveau média !

Une nouvelle façon de consommer internet et la vidéo ? Comme Archos en somme ? OK c’est moins ambitieux que d’attaquer Microsoft, Dell et HP à la fois, mais bon courage face à une société qui a 12.000 points de distributions dans le monde et génère plusieurs dizaines de millions d’euros avec ces seuls produits.

3) Euh… On peut lire des livres et des magazines…

Fantastique, vous servez à quoi par rapport au Kindle d’Amazon ? Et puis soyons réaliste, la presse est un secteur en crise où il n’y a pas d’argent. Le livre lui survit péniblement. A quoi bon essayer de jouer sur ce marché ?

4) Je vous ai parlé des mails, des photos ?

Merci j’ai un blackberry il fait déjà tout ça. Et avec lui, mine de rien, je peux téléphoner.

5) Il reste les jeux… ?

Ah, maintenant c’est à la DS de Nintendo que vous allez vous attaquer ? On va arrêter là mon garçon, merci de votre enthousiasme…

Pas vraiment facile d’innover non ? Surtout quand l’innovation ne repose pas sur un avantage technologique simple (un écran plus grand, plus de fonctionnalités), ou un avantage économique radical (votre ordinateur pour 30 €). Il faut admettre que certains produits ne peuvent pas vraiment se démontrer. Ils doivent être propagés rapidement, mis dans les mains d’un maximum d’utilisateurs, essayés / testés par des adoptants précoces, pour que le marché puisse s’ouvrir. Et cela est très difficile à mettre noir sur blanc dans un business plan.

Voici en tout cas les applications que j’ai sélectionnées ce week-end. Si vous avez d’autres suggestions, je suis preneur :