Vive le social business sur France Inter !

France Inter nous a proposé ce matin un autre Rue des Entrepreneurs dédié au social business fort intéressant :

De plus en plus nombreux sont ceux qui préfèrent agir par eux-mêmes pour changer ce qui est en leur pouvoir de changer. Muhammad Yunus, fondateur de l’institution de microfinance Grameen Bank, a forgé l’expression « social business » pour désigner la performance économique au service de l’intérêt général. Il s’agit de développer une entreprise au fonctionnement classique, dont la finalité est aussi de résoudre une problématique sociale ou sociétale. Il ne s’agit pas d’être en opposition avec le capitalisme, mais de construire une entreprise différente, non pas dans sa forme, mais dans ses buts… Le mouvement des entrepreneurs sociaux prend de l’ampleur à travers le monde. La crise a révélé une demande de sens chez les salariés. Il n’est pas rare de croiser maintenant des « cadres sup »qui avaient gros salaires et avantages se diriger vers cette autre forme d’entreprise. Les grandes écoles de commerce et de management l’ont bien compris en inscrivant le « social business » dans leurs cursus. Le besoin de construire un capitalisme plus soucieux de l’homme et de son environnement n’est plus à justifier. La piste du « social business » est là et bien là, en passe de prendre le relais ! // Didier Adès & Dominique Dambert.

Je pense que les équipes d’Euromed Management avec qui je travaille régulièrement, ne seront pas particulièrement heureuse de ne pas avoir été citées, comme ayant été parmi les premières à avoir lancé des programmes sur le responsabilité sociale et environnementale… Mais parfois on ne prête qu’aux parisiens. Ceci étant l’émission était très précise par exemple sur la façon dont les activités à vocation sociale se construisaient en assumant leur part économique. Et c’est certainement l’un des points qui est le plus mal compris d’ailleurs. Beaucoup d’entrepreneurs pensent qu’il y a deux voies opposées : créer une activité économique, ou créer une activité sociale. Or la leçon de ces dernières années pour moi, a bien été qu’une activité sociale doit être fortement structurée par une logique économique.

J’en profite pour vous indiquer un projet de deux étudiants d’Euromed qui s’appelle MakeSense et qui a pour but de mettre en relation des porteurs de projets sociaux et des investisseurs, des associés, des développeurs de business :

Une histoire à suivre…