Explorer le futur et l’innovation en 2043

En mars dernier le groupe de conseil Altavia en collaboration avec Usbek & Rica, s’est amusé à imaginer le monde en 2043. De cette collaboration est née un magnifique ouvrage de 130 pages sobrement appelé « 2043 ». Trente ans c’est peu à l’échelle de la planète, c’est énorme pour nos vies, les évolutions sociales et les technologies. Pour se mettre en perspective, en 1983 Hartmut Esslinger imaginait lui aussi le futur pour Apple : Continuer la lecture de Explorer le futur et l’innovation en 2043

Notre bibliothèque business

Même si la météo le dément, le printemps est là. Stéphanie et moi en avons profité pour faire un rangement par le vide de notre bureau et nous nous sommes débarrassé de pas mal de livres business accumulés ces dernières années. Nous avons essayé de garder une liste positive des lectures que nous pourrions vous recommander et nous vous la partageons ci-dessous. Continuer la lecture de Notre bibliothèque business

Un point sur l’enseignement de l’entrepreneuriat en Europe

Après avoir lu la revue scientifique « Entreprendre et Innover » de décembre 2011 intitulée « Eduquer à l’entrepreneuriat : défis et pratiques d’aujourd’hui », j’ai décidé d’en partager avec vous les points clés. Continuer la lecture de Un point sur l’enseignement de l’entrepreneuriat en Europe

Simplifier pour innover significativement

La simplicité est une discipline que peu d’entreprises comprennent. C’est l’un des vecteurs de l’innovation les plus forts et le plus difficile à adopter.

Simplifier veut dire se focaliser sur une discipline de valeur précise, s’y engager complètement et renoncer au superflu. Cela veut dire que l’on a résolu le dilemme de l’innovateur et que l’on laisse la concurrence s’épuiser à faire plaisir à tous, pendant que l’on avance clairement et fortement. Continuer la lecture de Simplifier pour innover significativement

Quiet ou l’éloge de l’introversion

Dans cette société qui encourage, récompense et valorise l’extraversion, enfin un livre qui met en valeur les introvertis ! « Quiet: The Power of Introverts in a World that Can’t Stop Talking » est un très bon livre de Susan Cain qui s’appuie sur plusieurs années de recherche. Quelques points que j’ai retenus jusque là (je ne l’ai pas fini mais suis déjà très enthousiaste) :

  • Les extravertis ont causé la crise de 2008. Aurions-nous écouté les messages de prudence des introvertis face aux risques nous n’en serions pas là.
  • Les introvertis qui parlent en public ont un très gros avantage. Ils font de très bonnes interventions car elles sont basées sur des observations pertinentes, des analyses profondes et des messages réfléchis.
  • Les introvertis sont souvent des hyper-sensitifs : ont des capacités d’observation et de rétention d’information très élevées.
  • Les introvertis ne sont pas des asociaux, ils ont juste besoin de moments à eux loin des autres pour vider leur esprit (« information overload » causé par l’hypersensitivité).

Susan Cain cite de nombreux exemples d’introvertis qui ont fait leur marque sur le monde, même s’ils n’ont pas été vus comme aussi charismatiques que leurs collègues, partenaires ou amis extravertis.

J’encourage donc les introvertis qui nous lisent à rejoindre la « Quiet Revolution ».

Le dilemme de l’innovateur

Le dilemme de l’innovateur est un livre assez central dans le travail d’accompagnement que je fais à l’agence, que ce soit pour les grands groupes industriels, ou les jeunes startups. Christensen dans ce livre décortique la façon dont des entreprises parfaitement bien gérées, leaders de leur marché et très innovantes, finissent par échouer tout de même face à une disruption majeure. Continuer la lecture de Le dilemme de l’innovateur

Inside Apple – Adam Lashinsky

 

Si vous ne devez lire qu’un seul ouvrage sur Apple, la façon dont cette entreprise incroyable fonctionne aujourd’hui, comment elle a dépassé Microsoft en valorisation boursière, pourquoi c’est à la fois une colossale startup ET un mammouth figé… Il vous reste à lire l’excellent livre de Adam Lashinsky.

L’auteur a cumulé un grand nombres d’interviews officieuses d’anciens employés, mais aussi de personnes encore en poste, pour essayer de briser la chape de silence qui imprègne la culture de cette entreprise.

J’ai lu avec beaucoup d’intérêt la façon dont par exemple Apple a réussi à annuler la plupart des intrigues politiques et des jeux de pouvoir propres à une énorme multinationale :

  • Pas ou peu de mobilité dans les postes. Les meilleurs sont recrutés pour un job précis et y restent. Jonathan Ive est notoirement connu pour son désintérêt et son absence de compétence en finance.
  • Et d’ailleurs pas de culture financière à tous les étages. Très peu de personnes sont concernées par les notions de ROI, d’investissement, de budgets. Tout le monde est par contre concentré sur la nécessité de faire le produit parfait.
  • Tous les services sont cloisonnés et ne communiquent que par l’intermédiaire de quelques responsables clefs. Ce qui a l’intérêt de permettre à chacun de rester focaliser sur une tâche unique.
  • Une mise en responsabilité directe et univoque, avec notamment la notion omniprésente de DRI (Direct Responsible Individual). Une personne et une seule prend la responsabilité finale d’un projet, quel que soit sa taille.
  • Un seul client est réellement présent dans l’esprit de tous les employés : le CEO (Steve Jobs, et maintenant Tim Cook). Son plaisir ou son déplaisir servent d’étude de marché, de mise en priorité ou en sommeil d’un projet, de feu vert pour lancer un produit, etc. Dangereux, mais payant tant que l’on a un génie à la barre.
  • Une pression incroyable dans toute l’organisation, qui lessive le personnel « pour une bonne cause » et qui ne donne pas le temps de faire autre chose que de livrer le maximum de ce qui est attendu.

Pas vraiment un paradis, mais les résultats sont là.

Cet ouvrage très documenté sur une forme de management et d’organisation de l’innovation extrême m’a fait immédiatement pensé à un roman de… disons SF, que je ne peux que vous recommander : Cleer de L. L. Kloetzer.

Quand à la bio « officielle » qui est parue peu avant le décès de Steve Jobs, oubliez là, elle n’est vraiment pas extraordinaire.