From Mentoring

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Nos dernières publications sur le mentorat

Nous sommes probablement une des rares agences de conseil à produire de la recherche académique. Bien que nous en parlions peu ici, depuis la fin de mes travaux de doctorat sur le mentorat d’entrepreneurs, plusieurs de mes articles ont été publiés dans des revues scientifiques. Voici les résumés de nos dernières publications sur le mentorat. Si elles vous intéressent n’hésitez pas à me contacter pour en recevoir une copie par mail. Read more

batman and alfred
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Download our white paper on implementing a mentoring programme

In this short white paper, I will endeavour to answer the key questions you may have about entrepreneurial mentoring and the implementation of a programme:

  • Is this new support relationship for entrepreneurs just trendy or does it have a real impact for new entrepreneurs?
  • Why would an experienced entrepreneur give of his time to help a starting entrepreneur?
  • What are the key ingredients for the success of a mentoring relationship between 2 entrepreneurs?
  • What should an organisation wishing to use mentoring to support entrepreneurs put in place?

My answers are based on my latest research and several diagnostics of entrepreneurial mentoring programmes in France and abroad. They highlight and summarize the best practices in programme implementation and in mentors’ practice. Read more

jump
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Mise en place d’un programme de mentorat entrepreneurial pour une CCI

Le 21 juin je suis intervenue pour le réseau des CCI de France sur la mise en place d’un programme de mentorat entrepreneurial. Après une présentation générale sur le sujet (qu’est-ce que le mentorat ? A quoi ça sert ? Quels sont les ingrédients de la réussite?), je leur ai donné les clés de la mise en place d’un programme formel : de l’attraction, sélection et formation des mentors et mentorés, à l’évaluation des résultats en passant par la mise en relation des binômes et le suivi des relations. Read more

White Paper
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Les clés du mentorat entrepreneurial

Dans le court livre blanc présenté ci-dessous j’essaye de répondre aux questions clefs habituelles sur le mentorat entrepreneurial et sa mise en place :

  • Qu’est-ce que cette nouvelle pratique d’accompagnement des entrepreneurs : une nouvelle mode ou un véritable levier de réussite pour les entrepreneurs novices ?
  • Pourquoi des entrepreneurs expérimentés donneraient-ils de leur temps pour aider un nouveau créateur/repreneur d’entreprise ?
  • Quels sont les ingrédients de réussite d’une relation de mentorat entre deux entrepreneurs ?
  • Que doit mettre en place une organisation qui souhaiterait utiliser le mentorat pour le soutien d’entrepreneurs ?

Mes réponses sont fondées sur mes dernières recherches et diagnostics de programme de mentorat entrepreneurial en France et à l’étranger. Elles mettent en valeur et résument les meilleures pratiques des programmes de mentorat mais aussi des mentors.

N’hésitez pas à télécharger et partager le document (et me donner vos propres retours d’expérience) :

chart
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Charte du mentorat entrepreneurial

J’étais invitée la semaine dernière à la signature de la charte nationale du mentorat entrepreneurial à Bercy. Celle-ci a été établie grâce au travail de l’Institut du Mentorat Entrepreneurial et son fondateur Dominique Restino et a été approuvée par le Ministère du redressement productif représenté par Arnaud Montebourg et celui des PMEs, de l’innovation et de l’économie numérique représenté par Fleur Pellerin.

La charte est téléchargeable sur le site de l’IME. En résumé, c’est un accord qui engage l’IME et d’autres structures souhaitant mettre en place un programme de mentorat entrepreneurial à respecter un code déontologique. Elle définit le mentorat entrepreneurial, les attentes envers les mentors et les mentorés, mais aussi les engagements des signataires, de l’Etat et de l’Association des IME. Les annexes sont toutes aussi importantes que le texte lui même puisqu’elles soulignent le code déontologique de la relation mentorale, les différences avec les autres pratiques d’accompagnement entrepreneurial telles que le coaching et le conseil et illustrent ces points au travers d’une charte type à faire signer à un mentor et son mentoré lors du démarrage de la relation.

Je suis vraiment contente que cette charte ait vu le jour car elle insiste bien sur le cadre du mentorat dans sa dimension de bénévolat, bienveillance et solidarité, elle définit les rôles et responsabilités des mentors et mentorés et rappelle que le lien doit rester désintéressé. Cependant il est à déplorer que les entreprises ciblées par ce type d’accompagnement soient limitées aux entreprises à fort potentiel de croissance (PME 2 à 10 ans d’existence, un CA > 1M€, et + 20 salariés pour celles ayant plus de 3 ans). Ne sont pas inclus les entreprises en création !

D’autres réseaux d’accompagnement qui font du mentorat entrepreneurial se focalisent sur la création, la reprise et l’innovation entrepreneuriale, devraient pouvoir être signataires de la charte même s’ils ne répondent pas au critère « entreprises ciblées » définies par celle-ci.

La prochaine étape serait selon moi un travail collaboratif entre l’IME et l’EMCC (European Mentoring and Coaching Council) sur la labélisation des organismes d’accompagnement mettant en place un programme de mentorat. Cette labélisation devrait inclure les bonnes pratiques telles que la définition du cadre de la relation mentorale, la formation des mentors et des mentorés, l’animation du réseau des mentors, la coordination de la mise en relation des binômes, et le suivi et l’évaluation des relations.

free-hugs
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Mentorat rime avec bénévolat

J’étais donc à Paris pour le 9ème colloque de l’EMCC France (European Mentoring & Coaching Council) samedi 19 janvier. Mon intervention consistait principalement à donner quelques clés de compréhension de la démarche de mentorat, en particulier les programmes formels et le mentorat d’entrepreneurs. Mais très vite j’ai dû soulever un point critique qui ne semblait pas encore être clair pour tous :

Le mentorat est une activité bénévole et non un métier.

L’EMCC dans sa volonté de professionnaliser le coaching (ce que je peux comprendre) a inclus le mentoring dans sa réflexion. Cependant, il serait impensable de vouloir professionnaliser le mentorat, avec tout ce que cela implique : accréditation, supervision etc. Ceci apporterait encore plus de confusion sur le sujet de la rémunération du mentor. J’ai rencontré des personnes qui se faisaient payer pour une activité dite de mentorat ! Et là, je m’emporte, car s’il y a rémunération financière alors ce n’est pas du mentorat, c’est du conseil, du coaching, de la formation ou autre pratique. Par définition, le mentor donne de son temps gratuitement, il n’a pas d’objectif très spécifique, n’a pas d’obligation ni de résultat ni de moyen, c’est ce qui fait sa différence avec les autres pratiques d’accompagnement. Et même si la relation est un minimum cadrée (ce qui est recommandé) par une charte, ou une officialisation de la relation, elle n’est pas légalement ou économiquement contractualisée.

Pourquoi est-ce important que le mentor reste bénévole vous me direz ? Et bien, le mentorat est une relation désintéressée (et sans lien hiérarchique) de solidarité inter-générationnelle. Ceci permet une ouverture, un dévoilement de soi, la création de confiance, des échanges francs, une bienveillance, des conseils non biaisés etc. L’introducton d’argent n’est pas pensable dans cette relation de don, car qui dit argent dit intérêt, or le mentorat est une relation sans lien d’intérêt.

Donc j’insiste encore : mentorat rime bien avec bénévolat.

L’EMCC pourrait donc bien appuyer cet élément dans une charte éthique. De plus, même s’il est vrai que la formation des mentors est très utile pour la réussite de la relation, dans la mesure où elle aide le mentor a développé des compétences relationnelles nécessaires et à bien comprendre le cadre de son intervention, la professionalisation elle pourrait nuire à cette activité qui est motivée par des valeurs d’altruisme, d’enrichissement intellectuel, de générativité. En effet, si le mentorat devient une profession, nous risquons de perdre tous ces excellents mentors qui donnent de leur temps pour aider un autre et qui ont leur propre activité professionnelle à côté.

Si le mentor ne devrait pas être professionnalisé, l’organisation qui initie, met en oeuvre et accompagne un programme de mentorat, elle, pourrait se professionnaliser. D’ailleurs cette démarche a déjà commencé par la définition de standards internationaux de mentorat de carrière en 2006. Ceux-ci mettent en avant les différents éléments clés et facteurs de succès d’un programme de mentorat. Mes derniers travaux complètent cette démarche en mettant en lumière les actions clés de l’organisation tierce dans un programme de mentorat entrepreneurial (un article détaillé sera publié bientôt) et l’IME (Institut du Mentorat Entrepreneurial) signe cette semaine une charte du mentorat entrepreneurial avec le Ministère du redressement productif.

Professionnalisons l’accompagnement des programmes de mentorat et laissons les personnes d’expérience (les mentors) contribuer à leur façon au succès d’autres par solidarité !

cea
cea

Former les mentors du CEA

Le 15 janvier, je démarre à Saclay une formation pour les mentors du réseau féminin PDF (Promotion de Femmes) du CEA. Il est important pour tout programme de mentorat de réaliser que l’expérience d’un mentor ne suffit pas pour la réussite d’une relation d’accompagnement. D’ailleurs nous sommes en train de publier un article dans une revue scientifique à ce sujet avec mon collègue québéquois Etienne St Jean.

Une formation des mentors efficace se doit d’aborder en particulier deux points clés :

  • Le cadre de la relation de mentorat : comprendre ce qu’est et n’est pas le mentorat, le rôle et les fonctions du mentor, l’éthique de la relation etc. ;
  • Les compétences et les outils du mentor.

Dans cet article, je me concentrerai sur les compétences et les outils de base du mentor en récapitulant les différentes parties de la formation proposée aux mentors du CEA. Tout d’abord, il est important de noter que pour les mentorés, un mentor doit avant tout être crédible, c’est-à-dire qu’il ait de l’expérience dans le domaine / secteur / métier du mentoré, qu’il ait eu des réussites dans celui-ci, et des échecs dont il a tiré des leçons.

Mais la légitimité dans son rôle de mentor n’est pas suffisante, en effet, il est important que le mentor puisse également :

  • Avoir la bonne posture : respecter le mentoré, lui laisser toute son autonomie de décision et être à son écoute ;
  • Aider le mentoré à réfléchir sans le diriger ;
  • Transmettre ses expériences et les leçons de celles-ci, en aidant le mentoré à les adapter à sa propre situation ;
  • Être disponible intellectuellement : garder une attention prioritaire sur les besoins du mentoré.

Les qualités associées à un mentor sont souvent :

Empathie, Confiance, Ecoute, Partage, Crédibilité, Engagement, Fiable, Patient, Ouvert, Disponible, Aime aider les autres, Connaissances techniques, Capacité de comprendre les autres, Compétences interpersonnelles, Capacité d’enseigner, de guider…

En termes d’outils de base, j’ai répertorié trois éléments qui me semblent essentiels :

  1. Le meeting de mentorat : des sujets de discussion définis et accordés à l’avance, l’établissement d’une relation de confiance, une structure de rencontre minimum pour rester efficace, et la définition d’objectifs ou au minimum un échange sur les attentes respectives.
  2. L’écoute active et le quesitonnement : l’approche maïeutique étant la plus efficace en mentorat, il est donc important pour le mentor de maîtriser quelques outils de quesitonnement.
  3. Le feedback : savoir donner du feedback même lorsque l’on est pas dans une posture hiérarchique peut se révéler très utile pour le mentoré, et savoir recevoir du feedback permet de garder une certaine humilité dans son rôle de mentor, de garder la bonne posture et de développer ses compétences d’accompagnement.

Lors de la formation, nous irons bien sûr au-delà des outils de base en abordant la gestion des situations difficiles comme une problèmatique qui sort du cadre du mentorat et entre dans d’autres domaines tels que la psychologie, la médiation, les RH, ou la vie privée. Et nous aborderons également quelques outils d’aprofondissement qui peuvent aider le mentor à aller plus loin dans son accompagnement. Pour finir, il est important que les mentors comprennent que leur développement dans ce rôle doit être continu et les échanges entre mentors sur les bonnes pratiques doivent être réguliers.